Question n°3573 Ministère interrogé : Travail, emploi et santé Publié au JO le 20/10/2011FONDS EUROPÉEN D'AJUSTEMENT À LA MONDIALISATION M. le président. La parole est à M. Alfred Trassy-Paillogues, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire. M. Alfred Trassy-Paillogues. Ma question s'adresse à M. Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé, et je la pose aussi au nom de mon collègue Daniel Fidelin. Il y a quelques jours, les eurodéputés socialistes, mêlant leurs voix à celles des eurosceptiques, ont bloqué, à la commission des budgets du Parlement européen, le versement d'une subvention de 24,5 millions d'euros que le Gouvernement français avait sollicité dans le cadre du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation, le FEM. Cette aide était destinée à couvrir en partie le coût du dispositif de reclassement du personnel de Renault et de certaines de ses filiales, notamment pour ce qui est du plan de départs volontaires de 2009, appelé plan Renault volontariat, PRV. M. Jean-Paul Lecoq. Renault a oublié ses salariés ! M. Alfred Trassy-Paillogues. Certains salariés de ce programme PRV, moins de 200, semble-t-il, peuvent être pénalisés par la réforme des retraites... M. Daniel Paul. Eh oui ! M. Alfred Trassy-Paillogues. ...et par rapport aux engagements signés avec leur employeur, mais les contacts que Daniel Fidelin et moi-même avons pris avec la direction de Renault montrent que cette dernière a déjà traité près d'une centaine de cas, et qu'elle poursuivra en tant que de besoin. J'ajoute que les députés européens UMP, notamment Jean-Paul Gauzès et Dominique Riquet, sont en mesure d'obtenir, ce qui est exceptionnel, une nouvelle délibération de la commission des budgets pour mettre fin à ce mauvais coup porté à l'industrie automobile française. Aussi, monsieur le ministre, j'aimerais avoir votre sentiment sur ces élus qui prétendent défendre l'industrie et les emplois qui y sont attachés, et qui, dans le même temps, par pur calcul politicien, privent cette même industrie et ses salariés de ressources financières indispensables. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.) M. le président. La parole est à M. Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé. M. Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé. Monsieur le député, l'attitude des eurodéputés socialistes dans ce dossier est un pur scandale. Quand je pense qu'il y a quelques semaines, un député communiste me demandait comment nous allions accompagner les salariés de Renault, et que les députés socialistes disaient hier qu'il fallait les aider ! Dans le même temps, au niveau européen, ils votent contre ce plan ! Je crois, comme les Français, à la politique par la preuve. L'attitude des socialistes dans ce dossier a été, je le répète, un pur scandale. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)
Ces 24,5 millions d'euros auraient pu profiter à 3 582 salariés. Ils ont été bloqués. Pourquoi ? Parce que, dans une manoeuvre de politique politicienne, de procédure, ces députés socialistes ont mêlé leurs voix à celles des eurosceptiques. Mais en définitive, les victimes, dans ce dossier, c'est l'industrie française, c'est l'entreprise Renault, et ce sont ces 3 582 salariés. Alors, on peut nous faire de grands discours pour nous dire qu'il faut aider l'industrie française et accompagner les salariés dans la difficulté, notamment dans le cadre de ce plan de départs volontaires, mais quand on fait le contraire à Bruxelles ou à Strasbourg, il faut répondre de ses actes ! Voilà pourquoi nous avons pu obtenir, et Jean Leonetti l'a rappelé, que ce dossier soit exceptionnellement réexaminé. Et là, on verra si, oui ou non, l'ensemble des eurodéputés prennent en compte l'intérêt général, l'intérêt national et l'intérêt de ces salariés. Ce fonds est mis en place au niveau européen. Si la France en bénéficie, c'est qu'il y a un réel besoin. Alors, je le dis encore une fois, la politique par la preuve, c'est de faire en sorte que, partout où l'on exerce des responsabilités, on vienne en aide aux salariés. C'est ce que nous faisons, nous. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)
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Question n°2326 Ministère interrogé : Industrie Publié au JO le 21/09/2010SITUATION DE L'ENTREPRISE HEULIEZ M. le président. La parole est à M. Alfred Trassy-Paillogues, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire. M. Alfred Trassy-Paillogues. Monsieur le président, mes chers collègues, ma question, à laquelle s'associe Jean-Marie Morisset, s'adresse à M. Christian Estrosi, ministre de l'industrie. L'industrie automobile touchée par la crise mondiale a bénéficié, dans le cadre du plan de relance, de mesures de soutien ambitieuses qui ont sécurisé le secteur. Les grands constructeurs sont une chose mais il existe d'autres acteurs emblématiques, de taille moindre, qui ont leur importance dans cette activité comme la société Heuliez, qui suscite à la fois des espoirs, des inquiétudes et des interrogations. Cette société, dont j'ai visité le site à Cerizay dans les Deux-Sèvres le 26 novembre 2009, bénéficie d'un véritable savoir-faire et d'un personnel de qualité ; elle constitue un outil industriel remarquable. Toutefois l'avenir de ce constructeur automobile français qui compte dans le paysage industriel est menacé et six cents emplois sont en jeu. Cette société a été mise en redressement judiciaire à la fin du mois de mai. La date limite pour le dépôt des offres de reprise était fixée au lundi 7 juin à midi. Il semblerait que plusieurs projets se dessinent : un projet asiatique, un tandem industriel franco-allemand, et peut-être un troisième. Pouvez-vous nous préciser, monsieur le ministre, ce qu'il en est exactement de ces offres et nous confirmer le nombre de repreneurs potentiels ? Par ailleurs, pouvez-vous nous indiquer ce que l'État peut faire très concrètement pour accompagner ces projets et favoriser cette reprise ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.) M. le président. La parole est à M. Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie. M. Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie. Monsieur le député, vous comprendrez toute la prudence que je mettrai dans ma réponse... M. Jean Glavany. Pour une fois ! M. Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie...car Heuliez a suscité par le passé trop d'effets d'annonce et trop de déclarations inopportunes. (Rires et exclamations sur les bancs du groupe SRC.) M. Jean-Jack Queyranne. C'est le moins que l'on puisse dire ! M. Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie. De manière factuelle, je vous confirme que trois offres ont été déposées devant le tribunal de commerce hier : la première est une offre de continuation déposée par un investisseur auquel M. Petiet aurait cédé ses titres - l'administrateur judiciaire procède aux vérifications ; la deuxième est issue d'un fonds malaisien ; la troisième repose sur une association franco-allemande réunissant Baelen Gaillard Industries pour ce qui est de l'emboutissage et ConEnergy pour ce qui est des véhicules électriques. Comme vous le savez, monsieur le député, seul le tribunal de commerce est habilité à se prononcer sur les mérites de telle ou telle offre et de décider quelle est la plus appropriée. Cela étant, je peux vous assurer que l'État est prêt à accompagner financièrement l'offre qui lui paraîtra la plus sérieuse et la plus appropriée. Nous avons reçu à mon cabinet, ces dernières semaines, à la fois les différents candidats à la reprise, les représentants du conseil régional avec lesquels nous avons échangé, les syndicats et les élus locaux. D'ores et déjà, au niveau national, le fonds stratégique d'investissement ainsi qu'OSEO sont mobilisés et l'État est prêt à actionner l'ensemble de ces outils régionaux. Vous avez raison, monsieur le député, nous devons être attentifs à ces six cents emplois, à de bons brevets et à cette belle industrie française. Nous ferons tout pour les préserver, loin des annonces sans lendemain et des promesses non tenues. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.)
Question n°1353 Ministère interrogé : Agriculture et pêche Publié au JO le 09/11/2010LYCÉE AGRICOLE D'YVETOT M. le
président. La parole est à M. Alfred Trassy-Paillogues, pour le groupe
de l'Union pour un mouvement populaire. M. Alfred
Trassy-Paillogues. Monsieur le ministre de l'agriculture et de la
pêche, dans le monde rural et dans la France entière, l'enseignement public
agricole est une composante essentielle et irremplaçable de l'éducation de nos
enfants, et de l'accès à une formation professionnelle de qualité dans toute une
palette de métiers allant de la ferme à l'industrie agroalimentaire et à la
recherche. Ces derniers temps me sont remontées des inquiétudes venant d'un
établissement prestigieux du Pays de Caux, connu et reconnu pour ses
performances et ses excellents résultats aux examens : le lycée agricole
d'Yvetot, visité en son temps, le 29 mai 2007, et apprécié par M. le Président
de la République (" Ah ! " sur les bancs du groupe SRC) et par Mme
Christine Lagarde, alors ministre de l'agriculture. Ces inquiétudes portent
sur l'accueil, en septembre prochain, de 122 élèves de seconde, et sur des
complications qui existeraient en ce qui concerne les inscriptions proprement
dites. C'est un dossier, monsieur le ministre, que vous connaissez bien et dont
vous vous occupez, parmi beaucoup d'autres. J'aimerais savoir à quel résultat
vous êtes arrivé pour que cet établissement continue de fonctionner à la
satisfaction de tous. (Applaudissements sur divers bancs du groupe
UMP.) M. le président. La parole est à M. Michel
Barnier, ministre de l'agriculture et de la pêche. M. Michel
Barnier, ministre de l'agriculture et de la pêche. Merci à vous,
monsieur Trassy-Paillogues, de rappeler l'importance et la qualité de
l'enseignement agricole dans toute sa diversité. Cela est vrai de l'enseignement
public à Yvetot, mais aussi pour beaucoup d'autres lycées. Cela est vrai de tous
les autres secteurs de cet enseignement dont j'ai la responsabilité : public,
privé temps plein, maisons familiales et rurales, lycées et grandes écoles, soit
950 établissements au total. La prochaine rentrée scolaire sera marquée par
la mise en place du bac professionnel en trois ans, et par l'accélération de la
réforme de l'offre de formation. M. Jean Glavany. Et par les
suppressions de postes ! M. Michel Barnier, ministre de
l'agriculture. Je veux dire la vérité : nous prenons bien sûr notre part à
l'effort national de maîtrise de la dépense publique, ce qui peut créer des
difficultés. À cet égard, je tiens à remercier tous les agents qui prennent leur
part à cet effort. Afin de bien préparer la prochaine rentrée, à Yvetot comme
ailleurs, le Premier ministre m'a autorisé à mobiliser, au profit de
l'enseignement agricole public, 132 postes équivalent temps plein - ce qui
correspond à environ 180 postes d'enseignant -, et un volant de 90 000 heures
supplémentaires, en augmentation de 25 %. Aussi ai-je demandé aux directeurs
régionaux de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche, d'examiner avec un
maximum de bienveillance les demandes de dérogations pour l'inscription en
seconde et en première, comme vous l'avez souhaité, monsieur le député. Grâce
aux mesures prises par le Premier ministre, en réponse à mon souhait, je peux
dire que nous préparons, à Yvetot comme ailleurs, la prochaine rentrée scolaire
dans de meilleures conditions. (Applaudissements sur divers bancs des groupes
UMP et NC.)
Question n°739 Ministère interrogé : Industrie et consommation Publié au JO le 09/11/2010SOUTIEN AUX PME M. le
président. La parole est à M. Alfred Trassy-Paillogues, pour le groupe
de l'Union pour un mouvement populaire. M. Alfred
Trassy-Paillogues. Monsieur le président, mes chers collègues, ma
question s'adresse à M. le secrétaire d'État chargé de l'industrie et de la
consommation. Avec la crise financière, le crédit commence à se raréfier :
des sous-traitants manquant de trésorerie demandent à leurs donneurs d'ordres de
raccourcir les délais de paiement ; pis encore, certaines banques ont fait
savoir à leurs clients qu'elles souhaitaient voir les encours ramenés à zéro le
31 décembre prochain. Ainsi, dès le début de 2009, nous risquons de constater
des réactions en chaîne et de nombreuses défaillances d'entreprises, notamment
dans les PME et PMI. Face à cette situation préoccupante, serait-il possible et
envisageable que préfets et trésoriers-payeurs généraux suivent, au jour le
jour, en relation avec le secteur bancaire, les éventuels problèmes de
trésorerie consécutifs à la diminution des facilités de crédit ? Certes, le
plan du Gouvernement pour financer l'économie apporte des financements et des
fonds propres au secteur bancaire. Mais est-on sûr que les banques, déjà
frileuses en temps normal - sauf lorsqu'il s'agit de se livrer à des montages
sophistiqués et de prendre des risques inconsidérés -, joueront le jeu en
période de crise ? M. Maxime Gremetz. En France, on ne prête
qu'aux riches ! M. Alfred Trassy-Paillogues. Les procédures
habituellement lourdes et très hiérarchisées des organismes financiers ne
risquent-elles pas d'empêcher un suivi en temps réel et une réactivité immédiate
en cas de problème ? Ce serait fort préjudiciable pour le tissu de nos PME-PMI
? M. Maxime Gremetz. C'est Jean de la Lune ! M.
Alfred Trassy-Paillogues. Que comptez-vous faire, monsieur le
secrétaire d'État, pour assurer ce suivi en temps réel et cette réactivité ?
(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.) M. le
président. La parole est à M. le secrétaire d'État chargé de
l'industrie et de la consommation. M. Luc Chatel,
secrétaire d'État chargé de l'industrie et de la consommation. Monsieur
le député, l'État est aux côtés des PME. D'abord parce qu'elles sont les
premiers employeur ; ensuite parce que les PME d'aujourd'hui sont les grands
groupes industriels de demain, les futurs fleurons de notre économie. Depuis
dix-huit mois, nous accompagnons leur développement de manière structurelle.
Vous l'avez fait en adoptant la loi de modernisation de l'économie, en
raccourcissant notamment le délai de paiement pour les entreprises, mesure qui a
un effet immédiat sur les petites et moyennes entreprises en améliorant leur
trésorerie. Vous l'avez fait également en adoptant le statut de
l'auto-entrepreneur, proposé par Hervé Novelli, disposition favorable au régime
des petites et moyennes entreprises. Dans la même loi de modernisation de
l'économie, Christine Lagarde a défendu la suppression de l'impôt forfaitaire
annuel, ce qui est une bonne réponse à la problématique des PME. Enfin,
l'État agit de manière exceptionnelle dans cette crise financière avec le plan
de financement de 22 milliards d'euros, pour faciliter l'investissement des PME.
Mais, vous l'avez indiqué, il sera très vigilant sur l'affectation de ces
sommes. C'est pourquoi le Premier ministre a demandé aux préfets de mettre en
place dans chaque département un comité de suivi du financement de l'économie -
il a d'ailleurs installé le premier vendredi dernier dans l'Eure. Ainsi, nous
veillerons à ce que les banques respectent tous leurs engagements, notamment
celui d'augmenter de 3 à 4 % le montant total des crédits accordés aux
entreprises et aux particuliers. M. Jean-Pierre Balligand.
Ça marche impeccable ! M. Luc Chatel, secrétaire d'État.
Enfin, le Président de la République recevra demain les préfets et les
trésoriers-payeurs généraux, pour les mobiliser totalement sur cet
objectif. Vous le voyez, nous encourageons le système bancaire à financer
l'économie et, en particulier, les PME, mais nous sommes très vigilants sur la
réactivité et sur la destination de ces fonds. (Applaudissements sur les
bancs du groupe UMP.)
Question n°167 Ministère interrogé : Économie, finances et emploi Publié au JO le 09/11/2010PRIX DES CARBURANTS M. le
président. La parole est M. Alfred Trassy-Paillogues, pour le groupe de
l'Union pour un mouvement populaire. M. Alfred
Trassy-Paillogues. Ma question s'adresse à Mme Christine Lagarde,
ministre de l'économie, des finances et de l'emploi. (" Tout va bien ! " sur
les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe
de la Gauche démocrate et républicaine.)
Devant la flambée des prix du
pétrole, l'inquiétude de nos administrés est de plus en plus grande puisque
ceux-ci sont nombreux à avoir du mal à financer non seulement leurs
déplacements, mais aussi leur chauffage pendant ces mois d'automne et bientôt
d'hiver. M. Jean Glavany. Quel mauvais esprit
! M. Maxime Gremetz. Tout va bien pourtant ! M.
Alfred Trassy-Paillogues. Vous avez, madame la ministre, reçu les
dirigeants des sociétés pétrolières le 10 novembre au matin à Bercy et
j'aimerais savoir quels engagements précis ces entreprises, dont les résultats
semblent indexés sur le prix du brut, ont pris envers le Gouvernement pour ne
pas pénaliser le pouvoir d'achat des Françaises et des Français. (" Aucun ! "
sur plusieurs bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)
En particulier, je m'étonne d'une information selon laquelle les pétroliers
auraient accepté à l'avenir de répercuter les futures baisses. Cela voudrait-il
dire qu'ils ne le faisaient pas auparavant ? (" Oh ! " sur les bancs du
groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche
démocrate et républicaine.) Pouvez-vous, madame la ministre, nous rassurer à
cet égard ? Par ailleurs, n'est-il pas envisageable d'alléger les taxes qui
pèsent sur la facture des contribuables ? En effet, les prix à la pompe sont en
moyenne en France de 1,115 euro pour le gazole et de 1,329 euro pour le super
sans plomb 98, alors qu'ils sont respectivement de 0,974 euro et 1,164 euro en
Espagne. Merci, madame la ministre de nous éclairer sur ce dernier point.
(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe de l'Union pour un mouvement
populaire.) M. le président. La parole est à Mme la
ministre de l'économie, des finances et de l'emploi. Mme Christine
Lagarde, ministre de l'économie, des finances et de l'emploi.
Monsieur le député, le prix du baril connaît une évolution erratique. Il est
ainsi redescendu de 98 à 91 dollars entre le début et la fin de la semaine
dernière, soit moins 8 %. Cela présente un intérêt compte tenu des engagements
que nous avons obtenus des producteurs et des distributeurs. Mais, sur l'année,
la hausse est de l'ordre de 80 %. Bien entendu, les prix à la pompe s'en
ressentent, augmentant de 17 % environ. M. Jean Glavany.
Donc, tout va bien ! Mme la ministre de l'économie, des finances et
de l'emploi. Samedi dernier, j'ai donc convoqué l'ensemble des
distributeurs et producteurs de carburants, y compris les représentants en
France de sociétés étrangères, puisque seul Total est à la fois producteur et
distributeur. Nous avons retenu ensemble le principe selon lequel personne ne
profiterait du mouvement de hausse actuel. (Rires et exclamations sur les
bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la
Gauche démocrate et républicaine.) Les grands distributeurs se sont engagés
à répercuter intégralement toutes les baisses,... M. François
Hollande. Les hausses ! M. Christian Paul. De
quelles baisses parlez-vous ? Vous venez de dire que les cours flambent
! Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi.
...puisque le prix du baril est passé de 98 à 91 dollars, et à
maintenir des marges extrêmement étroites - de l'ordre de 2 % à 3 % - sur la
distribution. Je vous signale au passage que les produits carburants sont vendus
en France à un prix inférieur à la moyenne européenne, moins cher qu'en
Allemagne, qu'en Angleterre et qu'en Italie. (" Mais oui, tout va bien ! "
sur plusieurs bancs du groupe de la Gauche démocrate et
républicaine.)
J'ai aussi obtenu des producteurs qu'ils lissent les
répercussions des hausses sur des périodes allant jusqu'à quatre semaines, et
qu'ils répercutent immédiatement tout mouvement de baisse. Les consommateurs
pourront ainsi bénéficier immédiatement des baisses. Par ailleurs, les
producteurs pétroliers se sont également engagés à poursuivre leur effort
d'investissement, car c'est ailleurs que se fixent les prix. M. le
président. Merci de bien vouloir conclure, madame la ministre
! Mme la ministre de l'économie, des finances et de
l'emploi. Dernière mesure : le doublement de la prime à la cuve, qui
passe de 75 à 150 euros pour tous les ménages les plus modestes qui ne sont pas
imposables. (Applaudissements sur divers bancs du groupe de l'Union pour un
mouvement populaire.)
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